Mon hypokhâgne·Parlons études

Faire une hypokhâgne?

Beaucoup de choses sont dites sur l’hypokhâgne, et si certaines peuvent être vraies, d’autres le sont moins. Je vais aujourd’hui vous donner mon avis sur la question avec l’espoir de vous aider un peu dans votre choix d’orientation. Parce que je sais (et vous n’imaginez pas à quel point j’en ai fait l’expérience) que s’orienter, c’est dur. Très dur. Et que prendre cette décision qui semble conditionner tout votre avenir, ça fait peur.

Alors aujourd’hui on va parler de l’hypokhâgne, de ses avantages comme de ses inconvénients.

Déjà, pourquoi faire une hypokhâgne ?

Si vous êtes profondément littéraire, que vous aimez lire, écrire, disserter, apprendre : vous adorerez.
Mais en fac aussi, me direz-vous, vous pouvez parfaitement faire ce genre de choses.

Alors qu’est-ce qui pourrait vous pousser à choisir la prépa plus que la fac?

D’abord, il faut vous demander si vous avez déjà une idée précise de ce que vous voulez faire plus tard. Parce que si vous ne savez pas vraiment, l’hypokhâgne va vous permettre de réfléchir, de prendre du temps pour être sûr(e)s de ce que vous voulez.
En prépa, contrairement à la fac, on ne se spécialise pas dans une matière en particulier et on peut d’ailleurs tout aussi bien partir après deux ans de prépa en L3 de lettres, d’histoire, de LEA, de geo, de philo(…). Mais plus encore, avec la prépa vous pouvez également entrer dans de grandes écoles de commerce et de journalisme (telles que les IEP, la CELSA) et pourquoi pas à l’ENS, si votre niveau et celui de la prépa où vous êtes le permettent.
Quand on n’est pas exactement sûrs de ce qu’on veut, choisir la prépa c’est se laisser du temps sans en perdre.

Maintenant, il faut aussi vous demander si vous êtes prêts à travailler beaucoup et pas seulement dans votre matière préférée.

Vous devez également déterminer comment vous travaillez : avez-vous besoin d’être poussé(e)s, d’avoir quelqu’un derrière vous qui contrôle ce que vous faites ? Ou au contraire êtes-vous capables de travailler seul(e)s, de vous auto-discipliner?  Parce qu’avec la prépa, l’avantage c’est qu’on vous apprendra à travailler et à vous organiser, que les profs seront toujours derrière vous. Tandis qu’en fac, c’est beaucoup plus impersonnel, on vous laissera un peu plus livré(e)s à vous-même.

D’ailleurs, en passant, la fac et la prépa ce sont vraiment deux ambiances différentes. En prépa les relations se nouent très rapidement, très simplement. En fac, il est parfois plus dur de se faire des amis : les amphis, c’est grand, et des élèves, il y en a beaucoup. (Apres bien-sûr, ça dépend de la personnalité de chacun)

 

Nombreuses sont les rumeurs qui véhiculent l’image d’une année éprouvante, presque inhumaine tant on est assommé de travail. Mais est-ce que l’hypokhâgne c’est vraiment le bagne ? 

Alors non, pas du tout. Certes, il faut, comme je l’ai dit plus tôt, beaucoup travailler. Plus que ce à quoi vous avez été habitué(e)s, c’est certain. Et croyez-moi, vous aurez du mal à dénicher un week-end ou même une soirée sans travail. Mais pour être très honnête, c’est largement supportable. Je vous assure que vous pourrez garder une vie sociale, on est très loin de la paces par exemple (Et je parle en connaissance de cause. Quand je vous disais plus haut que je savais très bien que le choix d’orientation était difficile, ça n’était pas une blague haha!). Enfin voilà, c’est humain.
Après, je ne vous cache pas que ça dépend des prépas (certaines sont beaucoup plus exigeantes que d’autres) et puis de vous, aussi. Certains seront plus organisés, plus efficaces, auront de plus grandes capacités d’apprentissage ou de rédaction. Et puis certains seront plus fragiles, moins résistants à la fatigue et à la pression. (Parce que oui, croyez-moi, la fatigue, la vraie, vous la connaîtrez si vous venez en prépa).

Un dernière chose: vous devrez également accepter de ne plus forcément être dans les premiers de la classe. Parce que oui, on ne va pas se le cacher, les élèves qui sont acceptés en prépas ce sont les bons éléments, ceux qui promettent de contribuer aux bons résultats de l’établissement. Alors forcément, avec autant de bons éléments mélangés, le niveau est sacrément élevé. Après, soyez-en sûr(e)s vous apprendrez à relativiser, à vous concentrer sur les bons résultats obtenues dans votre matière préférée et à ne pas trop regarder les mauvais dans les matières que vous aimez moins. (Bon évidemment ce n’est pas parce qu’on adore une matière qu’on est sûr d’avoir de bons résultats. Ce que je veux dire c’est que certaines matières auront plus d’importance pour vous que d’autres et que naturellement, vous aurez beaucoup plus à cœur la réussite dans ces matières-là).

 

 

Enfin voilà, je pense avoir fait le tour. Si jamais vous avez des questions n’hésitez pas à les poser, j’y répondrai avec plaisir!

4 commentaires sur “Faire une hypokhâgne?

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